Friday, March 28, 2014

Top 10 des observations d'une parisienne en Californie



Les 10 premières heureuses observations d’une Parisienne en Californie 

1. La vie en bleu
En Californie, et contrairement à Paris, tout le monde se dit Bonjour ET se sourit même sans se connaître : au supermarché, dans la rue, dans le stade, le long de la plage….

Non pas possible !
Si, si, parce qu’en Californie les gens sont plus heureux ! Et Toc !

Je vous pose l’équation :  
 - Soleil = Vit D = Sourire = Bonheur
Ou bien
- Week-end ou 5 pm = Plage = Mer = Bonheur

En somme, le Parisien est un anti-californien ;)

Comparons visuellement les 2 city/cultural motivational posters :

Paris : J ‘aime Rien je suis Parisien ... OK... 













Californie  : Je souris ; je suis en Cali ! - Beaucoup Mieux ! 





















2. Supa kale
Tellement populaire que je me dois de le/la séparer des autres observations…

Teaser : la Laitue classique ou la Romaine croquante c’est «  has been » ou trop 2013.
Ah Bon ?
Un-hun (à l américaine) - En 2014, tu manges du « Kale » ; et dans les grands hotels on t’amène une Kale Ceasar Salad. So chic.

O-Kale* ?
( *supa joke ! )


3. L’omniprésence du sport
En Cali, tu passes facilement la moitié (pour d'autres les 3/4...)  de ton temps en jogging et – contrairement au Parisien – ce n’est pas une tenue «  pyj » ou faussement sportive pour faire genre j’y-vais-p’ètre-dans-2heures, mais un vrai style de vie «  près pour n’importe quelle activité ».
La Cali c’est un terrain de jeu ;)


4. La vue précède l’action
Telle la terrasse qui t’appelle à l’apéro à Paris, ici, c’est la mer et ses rouleaux qui t’appellent au surf.

Envie de détente à la sortie du bureau à Paris et de se taper une planche mixte-verre de rouge comme les veinards déjà assis ?
Ici les veinards, ce sont les surfeurs déjà sur ta vague - donc stat de vagues avant départ, confirmation visuelle en truck le long de la côte qu’il y a pas trop de monde, coup de wax sur planche et hop à Rincon Beach pour aller rejoindre les autres amateurs de ...planche !


5. Home Sweet Car  
Aller d’un point A à un point B en marchant comme à Paris? Que nenni !
Ta voiture tu prendras même pour aller au coin de la rue.
Ton GPS te guidera – oublie de compter combien de temps ca va te prendre pour aller de Parmentier à Trinité en BUS ou plutôt en Métro– Tu arriveras à destination grâce à la voix suave de ta meilleure amie artificielle ; dans le calme, et l’harmonie.
Oui, sans courir vers le métro ou le bus qui s’en va, sans casser son talon, cracher ses poumons ou sentir les aisselles de son voisin....
AHHH ! Merci  Scarlett !

Je dois tout de même admettre que l’utilisation de la voiture en cali (voire aux US) est assez paradoxale… En effet, en Cali, tu prends ta voiture pour ne pas marcher vs à Paris où tu marches pour pas prendre ta voiture…
Vous voyez ?


6.  L’adresse secrète n ‘existe pas
En Cali, on ne se vente pas de savoir où est le meilleur bo-bun ou burger fier comme un pan savant (mylittle paris // http://www.youtube.com/watch?v=eUKTxrLf5b4)
; on t’y emmène simplement pour s’y goinfrer plein d’onomatopée et d‘acquiescements enfantins comme la découverte d’un trésor lipidien.  
( shhh… In ‘n’ Out pour les burgers…) 



7. A True foodie
En Californie, tu deviens « vegan- food - calorie expert » en 2 semaines. Véridique.
Après, la découverte du kale comme le touriste de base ( j’assume #2) , tu découvres vite après 2 semaines de butinage culinaire qu’ un simple repas (n’importe où)  te fait prendre 945 calories min. dans l’assiette en découpant le taux de Protein / Carbohydrates / Sodium / Fat / Cholesterol/ Sugars ect… – évènement qui ne se passe quasi jamais quand tu manges un steak frites à la brasserie avec tes collègues ou un croque vite fait avant le théâtre.

Bref, ton intelligence nutritionnelle quadruple,  que dis-je plafonne au top niveau !
No-BS food for me please, thanks !

n.b : malheureusement l’awakening nutritionnel vient un peu après une prise de poids non désirée tellement tout est « fat » …


8. Contraction dans la décontraction
En Californie, on aime les choses simples et rapides à la fois. Pas de prise de tête.
Du coup, donner un «rendez-vous » à quelqu‘un au resto est un jeu d’enfant intraduisible ;)
«  C u @ CPk @ 6 ! » soit « See you at California Pizza kitchen for Dinner @ 6 pm. »
Au début, on se sent inculte ( CP-quoi ? IHOP-quoi ? ),  mais après on prend le pli très vite…et on se dit avec un sourire en coin que ce n’est pas possible d’ importer le concept à Paris….
Imaginez: «  On se rejoint au BR » ; « rdv station CLH ok ? » 
Wût ? 


9. Le yoga passera par toi.
Pas fan de sport ? Le yoga c’était pas adapté à tes horaires à Paris ?
Ici, aucune excuse, il y a des centres à plusieurs coins de rue (enfin de blocks), tout le monde se ballade dans le supermarché avec un tapis roulé sous leur aisselle* ou à leur épaule.
Il est donc temps et/ou indispensable de faire de même pour s’immerger dans cette culture ma foi plutôt portée vers le bien-être "holistique" ;  et de chanter pied nus, l'œil espion, en choeur avec le prof en début de cours pour appeler les chakra de la flexibilité - loin des mondanités parisiennes …
...Bon pour sculpter son bikini  body quand même aussi ! ;)  

*impossible de résister


10. Last but not least : La Fashion police n’existe plus.
Comment ? Un leggings bleu foncé avec des bottes marron et un haut noir ? Non mais tu as couché où hier ?
Bah dans mon lit justement, en Cali.

Le matin, tu glisses dans ton leggings tout-terrain, chausse en fonction du ciel, enfile un tee ou un tank whatever-happens et rajoute 2 Cali essentiels : lunettes de soleil et un bon coupe-vent ou hoodie. That’s it my friend !
Bon, il m’arrive de trouver une écharpe baladeuse pleurnicheuse surement laissée par la Fashion police pour rééquilibrer le patchwork de couleurs, mais «  naaa ! »  (à l américaine encore)  même les dernières traces ou touches que Karl met dans mon sac ne m’émeut plus ; Beauty is inside my friend !

La Fashion Police en Cali est l’enfant pauvre de la Body Police ! 

preuves : ta prof de yoga en bonnet de laine troué (?!?), mixte de fringues 68 & Ultra moderne (yuk!!)… tellement d autres exemples que le confort règne sur l’art visuel.